L'action de l'AFD en matière de santé
et de protection sociale

Actualités

Santé mentale : construction d’un pôle psychiatrique pour renforcer l’offre de soins

15/12/2016

La première pierre du futur pôle psychiatrique de Polynésie française est posée ! Financée presque intégralement par l’AFD, cette infrastructure permettra de rattraper le retard pris par le Pays en matière de santé mentale en regroupant et en étendant plusieurs services.

Un  « secteur en déshérence » 

La Polynésie française souffre d’un retard considérable dans la prise en charge de la santé mentale, qui repose essentiellement sur le secteur public. 

Cette offre est largement insuffisante, à tel point que le Conseil économique, social et environnemental, dans un rapport de 2009, avait qualifié la santé mentale en Polynésie de « secteur en déshérence ». 

Le taux d’équipements est l’un des plus faibles des Outre-mer : on compte ainsi 26 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants en Polynésie contre 153 en métropole, 140 à la Martinique, 139 en Guadeloupe et 91 à La Réunion. 

Cette carence a des conséquences importantes sur la santé publique : de nombreux malades ne sont pas pris en charge ou sont suivis de manière inadéquate. 

Cela conduit aussi à des problématiques de mal-être social et parfois de sécurité publique

Afin de renforcer l'offre de soins en santé mentale, l'AFD soutient la construction d'un pôle dédié. Le projet a fait l’objet d’une inscription au nouveau Schéma d’organisation sanitaire (SOS 2016-2021). 

 

40 lits et 110 places 

Le pôle de santé mentale sera constitué de 3 blocs : 2 sur 4 niveaux (dont un sous-sol) et un de plain-pied.

Construit sur le site d’un ancien hôpital militaire, il fera le lien entre l’hôpital et le bâtiment actuel de psychiatrie.

Il permettra la constitution d’un grand pôle psychiatrique en synergie fonctionnelle et logistique avec l’hôpital. Il comprendra 40 lits et 110 places. 

Le secteur d’hospitalisation comprendra notamment :

  • un centre de crise psychiatrique de 8 lits pour adolescents ;
  • une unité d’hospitalisation de 12 lits en alcoologie-toxicologie ;
  • et une unité d’hospitalisation de psychiatrie adulte de 18 lits. 

La prise en charge ambulatoire s’appuiera sur de nombreuses structures d’aide et d’accueil thérapeutique destinées aux enfants, aux adolescents et aux adultes. 

 

Mutualisations et décloisonnement 

Outre l’extension capacitaire, ce projet regroupera des services aujourd’hui éclatés, ce qui devrait permettre des mutualisations et un décloisonnement de certaines activités assurées aujourd’hui par l’hôpital et le ministère de la Santé. 

C’est le Président de la Polynésie française qui a posé le 23 novembre dernier la première pierre de ce chantier qui devrait durer environ 36 mois. 

 

 

Le coût de l’ensemble de l’opération, hors équipement, est estimé à un peu plus de 4 milliards de francs CFP. L’AFD participera à ce projet à hauteur de 3,257 milliards de francs CFP (soit 27,3 millions d’euros).

 
 


Aux Philippines, la lutte contre la dengue s’intensifie

16/11/2016

L’Asie supporte actuellement 70 % du poids mondial de la dengue, maladie virale transmise par les moustiques. Afin de lutter contre les maladies émergentes et ré-émergentes en Asie du Sud-Est, l’AFD soutient un programme régional de l’Institut Pasteur . Focus sur les Philippines où priorité est donnée aux moustiques vecteurs de la dengue !

 

Ré-émergence de maladies infectieuses en Asie du Sud-Est 

Les modifications des écosystèmes naturels, causées par la croissance démographique, le développement économique et le changement climatique peuvent engendrer des conséquences sanitaires importantes avec l’émergence ou la réémergence de maladies infectieuses

Un risque particulièrement important en Asie du Sud-Est, région grandement affectée par des maladies comme la dengue , une infection virale transmise par les moustiques, ou la leptospirose , une maladie bactérienne dont principaux réservoirs sont les rongeurs.

 

50 millions de cas de dengue par an

La dengue, aussi appelée « grippe tropicale », est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques. L’incidence de la dengue progresse actuellement de manière très importante et l’inscrit aujourd’hui aux rangs des maladies dites « ré-émergentes ».

L’Institut Pasteur estime à près de 50 millions le nombre de cas de dengue chaque année. 

Les pays d’Asie et d’Amérique latine sont les plus touchés : la dengue y est devenue une cause majeure d’hospitalisation et de mortalité pour les enfants et les adultes.

  

Un programme régional avec l’Institut Pasteur 

Dans ce contexte et compte tenu des risques importants représentés par ces maladies à transmission vectorielle et hydrique, l’AFD soutient l’Institut Pasteur de Paris dans un programme régional en Asie du Sud-Est de renforcement de capacités dans la surveillance et la lutte contre les épidémies

 

 

Ce nouveau projet mené avec l’Institut Pasteur s’inscrit dans la continuité du projet ECOMORE (ECOnomic development, ECOsystems MOdifications and emerging infectious diseases Risk Evaluation). 

Objectif d’ECOMORE ? Contribuer à la prévention et à la lutte contre les maladies émergentes et répondre à ces questions de santé publique au Cambodge, Laos, Vietnam et en Birmanie. 

 

Les Philippines, un nouveau venu dans le programme

Cette seconde partie du projet, intitulée ECOMORE 2, a pour ambition d’observer et analyser les effets des changements climatiques et environnementaux sur l’épidémiologie de la dengue et d’autres maladies émergentes et ré-émergentes dans les quatre pays mentionnés plus haut en y intégrant également les Philippines. 

Les objectifs de ce programme régional ?                      

  • Renforcer les capacités des partenaires en matière de surveillance, diagnostic et capacités de réponse ;
  • Observer les effets des changements climatiques et environnementaux sur l’émergence de maladies infectieuses ou la survenue d’épidémies et mesurer les risques pour la santé des populations locales ;
  • Proposer et mettre en œuvre des stratégies et / ou modèles d’intervention éprouvés et applicables aux autorités nationales pour minimiser le risque de propagation et améliorer la prise en charge ;
  • Renforcer la collaboration des principales parties prenantes aux niveaux national et régional

L’AFD financera le projet à hauteur de 4 millions d’euros, sous forme de subvention. 

 

La dengue : un problème croissant de santé publique aux Philippines 

Les Philippines, où 200 000 cas de dengue ont été rapportés en 2013, sont pleinement intégrées dans cette deuxième partie du programme. C’est le Research Institute for Tropical Medecine (RITM) du ministère de la Santé qui mettra en œuvre le projet dans le pays. 

Dans le cadre du projet, chaque pays aura des objectifs spécifiques au regard de ses enjeux et priorités. Ainsi aux Philippines, quatrième pays victime de la dengue en Asie du Sud-Est et en lien avec la politique de vaccination initiée, l’accent est mis sur la lutte contre les moustiques vecteurs de la dengue

Au programme : 

  • La mise en place d’un système de gestion de données relatives à la dengue afin de faciliter le suivi et l’évaluation des interventions ;
  • La mise en œuvre d’une nouvelle méthode de lutte contre les moustiques via un piège innovant qui les attire et les contamine avec une spore fongique ensuite dispersée dans les zones de ponte ;
  • L’évaluation de l’impact de la première campagne de vaccination sur la limitation de la transmission de la dengue lancée en avril 2016

Le but poursuivi est clair : formuler des recommandations pour une meilleure gestion de la dengue, renforcer les capacités du RITM dans le contrôle de la dengue et évaluer une méthode de contrôle vectorielle alternative. 



Modernisation des équipements de santé du Centre Hospitalier de Polynésie française

21/02/2016

L’AFD accompagne le Centre Hospitalier de Polynésie française (CHPF) dans le financement de ses équipements pendant trois ans. Le Président de la République François Hollande a assisté à la signature de la convention.

Répondre à un besoin urgent d’investissement dans les équipements de l’hôpital

Les équipements du CHPF, dont une partie a été récupérée de l’ancien hôpital, connaissent aujourd’hui un taux de vétusté élevé. Le parc de matériel (médical, mobilier, véhicules…) est en moyenne amorti à 81 %. En effet, à partir de 2012, les difficultés budgétaires et de trésorerie du centre hospitalier l’ont contraint à geler sa politique d’investissement, hors équipements critiques et investissements stratégiques générateurs d’économies.
 
Cette situation étant susceptible d’entraîner des difficultés d’exploitation, du fait des pannes liées à des équipements vieillissants, le CHPF a programmé l’an dernier un plan triennal d’investissements de 3,65 milliards de francs pacifiques, dont près de la moitié est financé par l’emprunt AFD.
 
Un partenariat conclu en présence du Président de la République
 
 
© Présidence de la Polynésie
 
Lundi 22 février, en présence du Président de la République François Hollande, la Directrice Générale de l'AFD, Anne Paugam, le Président du Conseil d’administration du CHPF, Dr Patrick Howell, et le Directeur du CHPF, James Cowan, ont officialisé ce partenariat par la signature d’une convention de financement. Accordé à un taux avantageux grâce à une bonification de l’Etat, ce prêt de 1,7 milliard de francs pacifiques (14,25 millions d’euros) permettra de financer les équipements de l’hôpital pendant trois ans.
 
Investir pour maintenir la qualité des soins en Polynésie française
 
Les investissements décidés par le CHPF permettront le maintien de la qualité de l’offre publique de santé à Tahiti, et plus largement en Polynésie française du fait de sa vocation d’hôpital de dernier recours pour tout le territoire. Accessoirement, les commandes passées par l’établissement et leur maintenance, stimuleront l’activité économique du territoire. En outre, l’amélioration de l’hôtellerie (mobilier de chambre, notamment) permettra de recevoir les patients dans de meilleures conditions.


L’AFD soutient le secteur médico-social polynésien

29/12/2015

Le directeur de l’agence AFD de Papeete a signé le 12 décembre dernier, en présence du Président de la Polynésie française, deux conventions de financement à l’attention des associations médico-sociales Apair et Apurad pour la construction, sur le site du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), de leurs nouveaux locaux médicalisés. Ces deux associations, à but non lucratif, portent des missions de service public.

 

L’Apair (association polynésienne d’aide aux insuffisants respiratoires) contribue à la prise en charge du traitement à domicile de l’insuffisance respiratoire sous toutes ses formes avec l’ensemble du secteur de soin. Elle participe également à la prévention des maladies respiratoires  et organise l’assistance médicotechnique à domicile au profit des patients atteints de toutes autres pathologies nécessitant un appareillage ou des dispositifs médicaux d’aide à la vie.

L’Apurad (association polynésienne pour l’utilisation du rein artificiel à domicile) traite les insuffisants rénaux en dialyse péritonéale chronique ambulatoire, en dialyse péritonéale automatisée et en unité de proximité. Cette structure est reconnue comme établissement de santé.  

Historiquement les deux associations ont toujours évolué suivant les besoins de l’une ou de l’autre (déménagements successifs, création de nouvelles activités). Cette synergie s’inscrit dans la maîtrise des coûts et des dépenses, la mutualisation des compétences, des postes et des stratégies.

Ce nouvel investissement d’envergure témoigne de cette synergie. Le projet consiste en l’aménagement d’un bâtiment et en la construction-aménagement d’un plateau situés tous les deux dans le CHPF. Ces nouveaux locaux complèteront l’offre de soin déficiente en matière d’hémodialyse pour répondre au besoin de prise en charge et pour éviter le surcoût liés aux évacuations sanitaires. Ils permettront aussi de créer une offre de soin à domicile pour élargir le panel d’offre de soins dans un contexte de vieillissement de la population et pour désengorger le CHPF qui souffre aujourd’hui de son attractivité. L’administration des deux associations se rapprochera ainsi du centre névralgique que constitue le CHPF et bénéficiera de sa logistique et de ses fluides.

Pour les deux associations, cet investissement centralisera les professionnels de santé au plus près du partenaire hospitalier et optimisera la gestion et l’organisation des stocks de la pharmacie et du service technique pour répondre aux impératifs de superficie et d’efficience.

Les infrastructures permettront d’accueillir 48 nouveaux patients en unités médicalisées. 15 nouveaux emplois seront à terme créés dans les deux associations sans compter les emplois induits par le chantier. Par ailleurs, le prêt octroyé par l’AFD intègre une forte bonification qui permet aux associations de bénéficier de taux d’intérêt très avantageux. 

L’ouverture des activités est prévue pour le dernier trimestre 2017.



La prise en charge du VIH/sida en Afrique

10/07/2014

95 % des personnes vivant avec le VIH vivent dans les pays en développement et les deux tiers d’entre elles en Afrique subsaharienne. Pourtant, cette partie du monde comptabilise seulement 3 % des personnels de santé et consomme 1 % des dépenses mondiales de santé (OMS, 2006). Pour pallier ces carences, l’optimisation de l’organisation du travail du personnel de santé est envisagée depuis quelques années par certains pays pilotes comme un moyen de faciliter la prise en charge du VIH. 

A partir de la littérature scientifique répertoriée sur PubMed (environ 80 articles) et des principaux rapports ou guides publiés par la communauté internationale en matière de délégation des tâches, ce document fait le point sur le déploiement de ces stratégies et sur leur impact en terme d’amélioration de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.

Mai 2014 | Laurent AVENTIN - ESTHER

 



Question de développement n° 07 | TIC et santé de la reproduction en Afrique de l’Ouest

04/04/2014

Adrien ABSOLU, Mari TIKKANEN, Seni KOUANDA et Olivier WEIL

Les TIC, en particulier la téléphonie mobile, connaissent un développement extrêmement rapide en Afrique subsaharienne. C'est particulièrement le cas en Afrique de l’Ouest, où l’importance des besoins non couverts en santé de la reproduction avait justifié les engagements internationaux pris à Muskoka en 2010 par les pays du G8, de consacrer d’ici 2015 cinq milliards d’euros supplémentaires aux objectifs du Millénaire pour le développement 4 et 5.

 

En dépit des efforts entrepris, la plupart des pays de la région n’atteindront vraisemblablement pas la cible. Cette situation appelle la mobilisation de nouveaux acteurs, et la mise en oeuvre d’approches innovantes parmi lesquelles l’utilisation des TIC mérite d’être considérée.



 
 
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