Le développement face au changement climatique

Document de travail n°145 | Vulnérabilités comparées des économies ultramarines

05/05/2015

Jusqu’à une période récente, il existait peu d’indicateurs multidimensionnels permettant de caractériser les économies des départements et collectivités de l’Outremer français et de les comparer avec d’autres territoires, qu’il s’agisse de régions françaises ou d’autres petites économies insulaires. Cette étude se propose de mieux appréhender leur réalité multidimensionnelle à travers le calcul de deux indicateurs composites pour les départements et collectivités d’Outre-mer (DCOM) et les autres économies insulaires : l’indicateur de vulnérabilité économique (IVE) et l’indicateur de vulnérabilité physique au changement climatique (IVPCC).
Une analyse des composantes désagrégées permet de mettre en évidence les fragilités de chaque territoire – des spécificités que les politiques d’adaptation au changement climatique doivent notamment prendre en considération.
 

« 34 merveilles du monde» en exposition à Paofai jusqu'à la fin de l'année 2014

21/11/2014

En présence du Haut-commissaire et en partenariat avec des associations de protection de l'environnement, l’équipe de l’agence de Papeete a eu le grand plaisir d’inaugurer l’exposition des photographies des 34 merveilles du monde le 21 novembre dernier.

 

En sensibilisant petits et grands aux enjeux de la protection de la biodiversité, l’exposition prend tout son sens en Polynésie française, qui héberge une biodiversité terrestre et marine remarquable, importante localement et régionalement, mais aussi à l’échelle planétaire.

 Or aujourd’hui, la Polynésie se place dans les premiers rangs des pays au plus fort pourcentage d’espèces menacées au monde (16e). En 2008, sur un ensemble de 24 territoires insulaires de la région Pacifique, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé la Polynésie française comme le territoire présentant le plus grand nombre d’espèces éteintes avec un total de 74 espèces disparues, loin devant les îles Cook (15 espèces) et les îles Norfolk (11 espèces). À l’heure actuelle, 173 espèces sont menacées de disparition en Polynésie et inscrites sur les listes rouges de l’ UICN , dont 61 sont considérées en danger critique d’extinction.

Une réalité qui prend également sens sur le plan économique, si l’on tient compte du fait qu’en Polynésie la plupart de la valeur  créée n’est pas issue d’une industrie, mais repose sur les richesses de la nature telles que la perle, le cocotier, la vanille, le thon ou le noni. Des richesses dont la préservation est également essentielle au maintien du tourisme.

Cette exposition est aussi l’occasion de mettre en avant les associations locales de protection de l’environnement, que leurs actions s’orientent vers des protections d’espèces ou vers des protections d’habitat. Les associations Te mana o te moana (protection des mammifères marins), Manu (société d’ornithologie), Te Reo o te Tuamotu (protection de l’archipel des Tuamotu), et Tamarii Pointe des pêcheurs (protection des lagons de Tahiti) sont ainsi mises à l’honneur par la création de panneaux d’exposition supplémentaires.

Située dans les Jardins de Paofai, un parc public au cœur de Papeete, l’exposition devrait durer 4 semaines avant de devenir itinérante et de circuler dans des écoles ou d’autres lieux publics en Polynésie.



Focales n° 18 | Institutional Pathways for Local Climate Adaptation: A Comparison of Three South African Municipalities

04/04/2014

March 2014 | Anna TAYLOR, Anton CARTWRIGHT (University of Cape Town) et Catherine SUTHERLAND (University of KwaZulu-Natal)
Coordination AFD: Fabio GRAZI & Laureline KRICHEWSKY (département de la Recherche)

Cette recherche porte sur les facteurs politiques, institutionnels et sociaux à l'origine de l'initiation de l'adaptation climatique à Cape Town, Durban et Theewaterskloof, localement considérées comme "leaders" dans la lutte contre le changement climatique.
 

Les conclusions montrent que, faute de soutien politique ou fiscal suffisant, l'adaptation au changement climatique demeure prisonnière d'une planification et d'une gestion techniques dans lesquelles les progrès dépendent de l'énergie et des efforts des individus. Toutefois, des faits prouvent que les actions de militants locaux, dans un contexte de sensibilité accrue aux questions du changement climatique et de ses effets négatifs à la fois pour les pauvres et pour les riches, commencent à créer des occasions politiques de faire de ce sujet une question de développement centrale, strictement liée aux enjeux de services publics, de marchés et d'emploi.   



La croissance urbaine : un défi pour la planète

03/04/2014

A la veille du 7e Forum Urbain Mondial, qui se tient à Medellin du 5 au 11 avril 2014, rencontre avec Anne Odic, responsable de la division Collectivités locales et Développement urbain (AFD) et Pierre Forestier, responsable de la division Changement climatique (AFD).
 

   

Le thème de la « ville durable » est très « en vogue ». Il sera d’ailleurs l’un des enjeux des grandes conférences internationales, notamment sur le climat, qui vont se tenir dans les prochains mois.
Mais, une « ville durable », qu’est-ce que c’est ?


Anne Odic
. Une ville durable se construit sur un temps long. C’est une ville qui ne laisse personne de côté. Pour être durable, une ville doit déterminer des priorités pour son développement. Améliorer les conditions de vie des populations urbaines, cela implique un meilleur accès à un logement décent, aux services essentiels tels que l’eau, l’assainissement, l’énergie, la gestion des déchets et aux équipements publics. Mais cela exige aussi de favoriser la mixité sociale et fonctionnelle, de mettre en œuvre des politiques de mobilité adéquates et de promouvoir des activités économiques et l’emploi local.

Pierre Forestier.
Il faut se poser la question suivante : comment s’assurer que la ville offre les services performants qu’elle est censée apporter à l’ensemble de sa population, tout en optimisant le plus possible les co-bénéfices de ces services ? C’est-à-dire, parvenir à ce que les services de transport ou de logement, par exemple, aient des impacts positifs, ou en tout cas le moins d’impacts négatifs possibles vis-à-vis du « climat », de l’environnement ou de l’intégration sociale.


D’après l’ONU Habitat, les villes abriteront 3 personnes sur 4 en 2050. La croissance urbaine, est-ce une chance ou une mauvaise nouvelle ?

Anne Odic.
Tout d’abord, il faut dire que la croissance urbaine, c’est un fait ! En tout cas, dans les pays dans lesquels l’AFD intervient, le rythme de l’urbanisation est très important, notamment en Afrique. Ensuite, pour les populations ou pour les villes, ça peut être une opportunité. S’il n’y avait pas d’opportunités en ville, les populations n’y viendraient pas ! La ville a un côté attractif qui se fonde sur un certain nombre de qualités (emploi, services, etc.). Mais l’aspect le plus négatif, c’est que l’urbanisation n’est pas anticipée. Dans ce cas, effectivement, la situation peut devenir rapidement assez désastreuse, y compris pour les populations qui arrivent en ville.

Pour que la ville soit une opportunité, il faut que les autorités publiques aient les moyens d’une planification territoriale et d’une stratégie à long terme. L’objectif est d’anticiper l’afflux de populations et d’aménager des quartiers pour les loger dans les meilleures conditions possibles, tout en améliorant les quartiers précaires de façon à les raccrocher à la ville. C’est un travail énorme qui repose principalement sur les autorités publiques locales, et les sujets de la ville sont des sujets transverses qui s’imposent tous en même temps. C’est la raison pour laquelle l’appui aux collectivités est au cœur de notre action et nous accordons tant d’importance au renforcement de capacité, de maîtrise d’ouvrage, etc. L’idée c’est vraiment de prioriser, d’aider la ville à sérier les problèmes, à faire un diagnostic et à partir de là à déterminer des priorités pour avancer vers la construction d’une ville qui tienne la route.

Et concernant le climat ?

Pierre Forestier. C’est indéniable, la ville répond à des besoins multiples. Sur la question climatique, on peut penser que concentrer des populations dans des zones géographiques avec des services, des industries, etc., c’est aussi concentrer les points d’émission de gaz à effet de serre et les problèmes de vulnérabilité aux effets du changement climatique. A contrario, on peut intuitivement penser qu’il y aurait plus de facilité pour les traiter. Toutefois, si nous disposons d’éléments pour affirmer que la ville est un centre de concentration des émissions de gaz à effet de serre et qu’elle dispose en règle général du « mandat » pour agir sur une partie de ces émissions et de ces vulnérabilités, nous manquons de données sur la réalité de sa capacité à les réduire, et sur ce qui a un effet efficace.
Nos travaux tendent à montrer qu’à certaines conditions : coût des logements limité en centre-ville, offre de transport en commun importante et bien organisée… la ville permet de limiter les émissions. On devrait donc pouvoir dire que la ville est aussi une « chance » pour la lutte contre le changement climatique ; et en tout état de cause elle est un « acteur » incontournable sur ce sujet.


Peut-on concilier dans la ville aspirations sociales et défis environnementaux de long terme ? Comment travaillez-vous sur ces questions avec vos partenaires ?

Anne Odic. Notre stratégie repose sur un dialogue avec les collectivités locales, notamment grâce à notre faculté de pouvoir les financer directement, avec ou sans garantie de l’État, ce qui est une spécificité de l’AFD par rapport aux autres bailleurs.
Les élus avec qui nous travaillons sont de plus en plus convaincus de la nécessité d’aller vers un développement urbain durable, et donc d’intégrer les questions environnementales dans la gestion des villes. Mais c’est plus compliqué pour ce qui concerne le climat. Quand on parle avec un maire, les premières interrogations sont d’ordre social et économique : « comment limiter la précarité, intégrer les populations, desservir les quartiers précaires et créer des emplois locaux ? ». Les questions climatiques sont plus rarement une priorité, car elles sont moins populaires.

Pierre Forestier. Il y a deux dimensions. Prenons l’exemple du transport : l’enjeu pour les politiques publiques portées par les villes, c’est de parvenir à optimiser ses effets, à la fois pour son objectif principal, transporter, mais aussi pour les autres bénéfices induits sur les questions sociales, climatiques ou environnementales.
Il est vrai qu’il est parfois plus facile pour un élu de se positionner sur des questions sociales – qui peuvent être une attente évidente de certains de ses concitoyens (quartiers précaires, groupes sociaux pauvres ou vulnérables…) ou simplement compréhensible par les autres –, et moins sur les questions climatiques. Même si la question de la « vulnérabilité » aux effets du changement climatique est dès à présent une réalité douloureuse pour certaines villes.
Nous travaillons avec les élus pour construire un discours et promouvoir la bonne façon de « raconter » à leurs populations les histoires compliquées que sont les enjeux climatiques. Car ce sont des questions qui concernent toute la planète mais ne préoccupent pas (encore) chacun au quotidien !

Anne Odic. A l’AFD, nous sommes convaincus que social et climat ne sont pas antinomiques. Ce que nous avons trouvé de plus efficace, ce sont les « effets démonstratifs ». Un projet de transport qui permet à des populations vivant en grande périphérie d’accéder à des lieux d’emplois au cœur de la ville est un projet à la fois vertueux en terme climatique, puisqu’on limite les déplacements en véhicule individuel, et en même temps social, parce qu’on permet à ces populations de se déplacer et d’avoir accès à leur emploi.

Pierre Forestier. Il est important de ne pas opposer les questions sociales aux questions climatiques. Les mandats des villes touchent des secteurs divers (service public, crèches, transports, écoles, parcs, logements…) qui ont des impacts potentiels sur les questions environnementales, climatiques ou sociales. L’idée est d’essayer concrètement, sans forcément chercher à en faire l’objectif principal du maire, d’optimiser les co-bénéfices dans un sens positif. C’est cela notre rôle et la valeur ajoutée spécifique d’un bailleur comme l’AFD : contribuer à construire une ville qui tient compte à la fois d’une efficacité de ses services et des co-bénéfices qu’ils apportent.
Finalement, ce que l’on doit rechercher, c’est les moyens de traiter ces sujets en favorisant les solutions qui ont des co-bénéfices sur les questions climatiques ou l’intégration des groupes vulnérables, et en appuyant la mairie pour une prise en compte efficace de ces enjeux dans sa planification. La question n’est donc pas de savoir si les citoyens sont d’accord pour réduire les gaz à effet de serre ou s’adapter aux effets du changement climatique. Ce qui intéresse le citoyen, c’est « promouvoir l’assainissement pour me permettre de ne plus avoir les pieds dans l’eau maintenant et dans le futur » ou encore « promouvoir des programmes d’efficacité énergétique dans les logements pour réduire mes factures ». Évidemment, pour la ville, cela réduit globalement l’empreinte énergétique et l’empreinte carbone.


Aujourd’hui, 1 milliard de personnes vivent dans un bidonville. On parle de 3 milliards en 2050. Que faire face à cette situation ?

Anne Odic. Il est indispensable de les intégrer à la ville. Les quartiers précaires sont synonymes de problèmes sociaux et sanitaires extrêmement importants. Bien sûr, il y a des cas, quand les quartiers précaires se trouvent en zone très vulnérable, où on ne peut pas les intégrer et où il faut absolument déplacer les populations. Mais je crois qu’il y a aujourd’hui un consensus des différentes parties prenantes, bailleurs de fonds mais aussi les villes, sur le fait que raser les quartiers et reconstruire ailleurs n’est pas la solution. Il faut, autant que possible, améliorer les quartiers précaires in situ, apporter les services, améliorer l’équipement public, etc. En général, avec une bonne politique publique, on arrive à lancer une dynamique qui permet une amélioration progressive, y compris une prise en charge au niveau individuel. Bien sûr, l’idéal, serait que les quartiers précaires ne se créent pas parce que l’on aura anticipé et qu’on aura développé une offre d’habitat qui permet aux populations de se loger. Mais ça prendra encore quelques années…
 



Conférence de presse : Lancement international du Sommet de Bogota "Villes et changement climatique"

21/06/2012

Suite aux graves inondations de 2010 et 2011, la société colombienne a pris conscience de l'urgence climatique et de la nécessité pour ses villes de s'adapter au changement et de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Les différents acteurs de la transformation urbaine souhaitent porter ce débat national à l'échelle de l'Amérique latine et ainsi promouvoir des villes résilientes, moins émettrices et plus solidaires.

La mairie de Bogota, l’Ambassade de France en Colombie, l’AFD, la CAF, la Fondation Avina, la banque FINDETER, et le groupe de presse El Tiempo, en partenariat avec d’importantes institutions colombiennes et internationales, organisent un Sommet international à Bogota sur les « Villes et le Changement Climatique », les 19, 20, et 21 novembre 2012.

Dans le cadre de la Conférence des Nations Unies Rio +20, le lancement international du Sommet aura lieu le 21 juin à l’occasion d’une conférence de presse organisée à 18h00 sur le pavillon France.


Affiche de la conférence de presse qui s'est tenue à Rio de Janeiro durant le sommet

 

Cet événement, qui se déroulera le 21 juin de 18h00 à 19h00, heure locale, est réalisé en partenariat avec la mairie de Bogota, l’Ambassade de France en Colombie, la CAF, la Fondation Avina, la banque FINDETER, et le groupe de presse El Tiempo. 

 

Les intervenants de cette conférence de presse

  • M. Diego Bravo, représentant spécial du Maire de Bogota
  • M. Hector Velasco Perroni, Directeur Environnement du district fédéral de Mexico
  • M. Ricardo Jimenez, de la Fondation Ciudad Humana
  • M. Jacques Moineville, Directeur délégué de l'AFD
  • ainsi que des représentants de la CAF, de la Fondation Avina et de Findeter


Renforcement de l'alliance avec le Mexique pour le soutien du Programme Spécial de lutte contre le Changement Climatique (PECC)

07/07/2011
En reconnaissance du rôle du Mexique dans sa lutte contre le changement climatique, le gouvernement fédéral mexicain et l'AFD ont signé une convention formalisant un prêt de 300 M€ octroyé par l’AFD en appui aux efforts du gouvernement mexicain en matière de lutte contre le changement climatique, en particulier dans le secteur forestier. Cette initiative résulte du dialogue engagé depuis plus d’un an entre les deux gouvernements, depuis l’octroi par l’AFD d’un premier prêt sur les mêmes thématiques.
Les efforts du Mexique dans sa lutte contre le changement climatique lui ont permis de se positionner comme l’un des pays émergents les plus avancés sur ce thème.
Ainsi, les efforts du Mexique en matière d’atténuation du changement climatique sont en parfaite cohérence avec la mission de l’Agence Française de Développement (AFD) au Mexique, consistant à promouvoir des stratégies de « croissance verte et solidaire ». Dans ce contexte, l’AFD a approuvé et décaissé en 2010 un premier prêt budgétaire de 185 millions d’euros. Cette première opération a permis d’entamer un dialogue de haut niveau entre les deux pays, en ouvrant plusieurs champs de débat et en lançant une coopération technique destinée à renforcer les capacités du gouvernement mexicain en matière de changement climatique.
 
 
Dans l’objectif de renforcer les liens entre les deux pays et de reconnaître l’effort du Mexique dans sa lutte contre le changement climatique, le gouvernement fédéral mexicain et l’AFD ont signé une convention de financement qui formalise un second prêt. Cette fois-ci, le montant mis à la disposition du Mexique s’élève à 300 millions d’euros, ce qui renforce le positionnement de la France comme un allié bilatéral du Mexique en matière de changement climatique.
Un programme de coopération technique a été mis en œuvre avec l’appui de l’AFD en accompagnement du financement, dans les domaines suivants : gestion intégrale des ressources forestières, aménagement écologique du territoire et économie du changement climatique. Ce programme a donné des résultats encourageants, ce qui a conduit l’AFD à maintenir la stratégie lancée un an auparavant.
 
Les résultats de cette alliance, qui s’est notamment traduite par des échanges de haut niveau entre des experts des deux pays, ainsi que le renforcement de la position du Mexique sur les questions de changement climatique, confirmé lors de la Conférence des Parties sur le changement climatique à Cancún (COP16), ont pu déboucher sur l’approbation et la signature de ce second financement.
D’autre part, les résultats obtenus dans le cadre du programme de coopération technique ont permis de souligner l’importance de la gestion intégrale des forêts comme stratégie fondamentale pour la lutte contre le changement climatique – la France a dans ce domaine des expériences intéressantes à partager. Par conséquent, le secteur forestier est devenu une priorité de la coopération franco-mexicaine menée par l’AFD, et a été choisi comme le secteur qui sous-tend ce prêt.
 
Ce prêt s’inscrit dans la stratégie de l’AFD au Mexique et constitue une nouvelle avancée vers des initiatives plus larges qui permettent de soutenir les efforts du Mexique en faveur d’un développement plus durable.
 

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter: Laure Delalande

 


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