Nos événements

L'AFD s'engage en faveur du Climat au Nigéria

antonia2-keogh
Contexte d'intervention

Le Nigéria, pays de plus de 170 millions d'habitants est la première puissance économique du continent africain.

En savoir plus

Contexte
ekoup-atelier
Stratégie d'intervention

L'AFD intervient au Nigéria depuis 2008, en soutien à la politique de développement du pays.

En savoir plus

Stratégie
maison-lapo
Projets soutenus

De l'agriculture au développement urbain, l'AFD finance des projets d'appui à divers secteurs du développement du pays.

En savoir plus

Projets

À la une

AFD et Lafarge : Collaborer en faveur du logement abordable - Un partenariat pour l’amélioration de l’habitat en Afrique par la microfinance.

28/03/2014

Dans le cadre du programme "logement abordable" initié par Lafarge , ayant pour objectif de faciliter l’accès au logement à 2 millions de personnes d’ici 2020, l’AFD et le groupe de matériaux de construction ont signé un partenariat pour concrétiser leur collaboration en faveur de l’amélioration de l’habitat en Afrique, notamment par le biais de la microfinance.
L’AFD a octroyé un financement de 5 millions d’euros à la première banque de microfinance du Nigeria, " Lift Against Poverty Organization (LAPO) " et Lafarge apporte une assistance technique aux ménages pour la réalisation de leurs travaux d’amélioration ou de construction de leur logement.
 

Le contexte
Le Nigeria est le pays le plus peuplé du continent africain. La croissance annuelle de sa population urbaine est l’une des plus importantes au monde (3,8 % par an). Cette croissance intervient dans un contexte de grande pauvreté puisque près de 70 % des nigérians vivent en dessous du seuil de pauvreté (2 USD/jour). Il en résulte une multiplication des zones d’habitat insalubre dénuées d’infrastructures de base (eau, électricité, routes…) et manquant cruellement de logements décents.

L’accès au logement : un problème majeur

L’accès à un logement décent est un problème majeur pour les populations à faibles revenus du Nigéria, principalement en raison de l’absence d’octroi de crédit. En effet, 64 % de la population active du Nigeria est exclue du secteur bancaire formel. La plupart des habitants ont recours à des ONG ou des prêteurs sur gages qui pratiquent des taux d’intérêt prohibitifs de l’ordre de 150 %/an. Ce manque de financement est également préjudiciable à la qualité des constructions et à l’entretien de l’habitat en général.

© Médiathèque Lafarge - G. Osodi - Capa Pictures

La demande pour des logements accessibles ou sociaux (« affordable housing ») est très élevée, mais l’offre est faible, inadaptée, majoritairement destinée aux catégories supérieures. La croissance urbaine a conduit à une pénurie de 17 millions de logements. Les logements, les terrains et les loyers sont très chers et il y a peu de constructions pour les classes moyennes et inférieures. Par exemple, l’Etat de Lagos, qui compte environ 16 millions d’habitants, nécessiterait plus de 200 000 constructions de nouveaux logements par an, alors qu’en 2008 seulement 10 000 unités ont été livrées. Le secteur de la construction de logements au Nigeria est, pour une grande partie, informel, dépourvu de titre de propriété et issu d’initiatives individuelles. Le manque de logements impacte également le secteur locatif, où les propriétaires exigent une avance de 6 mois à 3 ans sur le loyer, ce qui ampute considérablement le budget des foyers.

Un partenariat public/privé innovant
L’Agence Française de Développement et Lafarge ont signé en 2012 un partenariat pour déployer sur le continent africain un programme de « microfinance logement ». En mettant en commun leurs expertises et en travaillant avec des institutions financières bien implantées localement, comme LAPO MfB au Nigeria, Lafarge et l’AFD cherchent à apporter des solutions duplicables, pérennes et adéquates aux besoins des populations défavorisées des pays en développement dans le domaine du logement.

Au Nigéria, le partenariat LAPO, Lafarge et AFD vise à permettre aux familles à faibles revenus de construire, agrandir ou rénover leur logement progressivement, à travers l'accès à des microcrédits pour l'achat de matériaux et un accompagnement dans la construction (plans, devis, optimisation des coûts) par les conseillers mis en place par Lafarge. La fourchette de montant des prêts va de 500 € à 5000 € selon qu’il s’agit du financement d’une rénovation, d’un agrandissement ou d’une construction. Le projet a également pour objectif le renforcement des capacités d’une banque de Micro-finance (BMF) identifiées dans le domaine du logement (produits, procédures, marketing…).

© Médiathèque Lafarge - G. Osodi - Capa Pictures

Un appui financier et une assistance technique
Dans le cadre de ce programme, l’AFD a alloué à LAPO MfB une ligne de crédit long terme de 5 millions d’euros, délivrée en monnaie locale. Elle est destinée à l’octroi de prêts aux catégories sociales moyennes et inférieures (revenus mensuels entre 100 et 700 € par foyer) pour la construction ou l’amélioration d’habitations. L’AFD apporte également une assistance technique à LAPO MfB afin de structurer et de mettre en œuvre un produit financier qui réponde aux besoins spécifiques des ménages nigérians et à leur capacité d’endettement.
Le rôle de LAPO MfB est de promouvoir le projet, de sélectionner les bénéficiaires, d’octroyer les prêts et leur administration. Avec l’assistance de Lafarge, LAPO développe une stratégie marketing pour les produits de microfinance en matière de logement. Avec le concours de l’AFD, LAPO organise le suivi des prêts et du programme.
Lafarge met à disposition des bénéficiaires, une assistance technique gratuite, comprenant trois composantes : proposition de différents designs de rénovation ou de nouveaux logements, évaluation de l’investissement nécessaire, suivi des chantiers de construction. Cette assistance permet d’assurer une bonne qualité et un respect des standards de construction. Elle garantit aussi la bonne utilisation du crédit.

© Médiathèque Lafarge - G. Osodi - Capa Pictures

Ce projet pilote de trois ans a été signé en octobre 2013. Pour s’assurer de sa bonne mise en œuvre avant déploiement sur tout le territoire, il est circonscrit dans un premier temps à deux localités de l’Etat d’Ogun, Abeokuta, la capitale de l’Etat, et Shagamu, touchées par l’expansion informelle de la métropole de Lagos.

Ce produit financier innovant, doublé d’une composante technique d’assistance à la construction, devrait bénéficier à environ 2.500 ménages pendant les trois années de mise en œuvre du programme. Les premiers prêts ont été octroyés (près de 95 prêts à fin mars 2014) pour un montant de 29 millions de Nairas (127 000 €).
La prochaine mission de supervision qui associera Lafarge, LAPO et l’AFD aura lieu en avril 2014.

En savoir plus
► Lafarge
► Lapo

 



Afrique contemporaine n°239 | Elections de 2011 au Nigéria, Démocratie affirmée, violences exacerbées

02/02/2012

Considérées comme les plus transparentes depuis l’avènement du pouvoir civil en 1999, les élections du printemps 2011 au Nigeria ont été pourtant marquées par les pires violences électorales. 

Pour expliquer ce paradoxe, Afrique contemporaine propose de suivre les faits et gestes d’un parti politique en campagne, le rôle crucial du monde universitaire mobilisé pour encadrer le mieux possible les élections, tout comme les différentes étapes historiques de la lutte contre les abus électoraux. Alors que les élites politiques font des élections un outil de maintien de leurs privilèges et de détournement des fi nances publiques, avec la complicité de parrains et de milices armées privées, les violences croissent à mesure que s’enracine le principe de gouvernement civil. Au Nigeria, les élections sont tout autant une mise en oeuvre purement formelle d’un mode de sélection des dirigeants qu’un réel pouvoir donné à la démocratie.

Ce numéro d’Afrique contemporaine aborde également les débuts semés d’embûches d’un nouvel État africain, le Sud-Soudan, et le phénomène zargina dans le nord du Cameroun.



Transition démographique et emploi en Afrique subsaharienne

25/04/2011

Cette étude, fondée sur l’analyse des évolutions démographiques en Afrique subsaharienne, témoigne de l’urgence qu’il y a à placer l’emploi au coeur des préoccupations politiques. L’Afrique subsaharienne est en effet la dernière région à entamer son processus de transition démographique, et par-là celle où la question de l’emploi se pose de la manière la plus pressante.

Cette étude n’a pas l’ambition d’être exhaustive : elle vise à faire apparaître les tendances globales, basées sur des caractéristiques que partagent une majorité des pays du continent, et ainsi à identifier quelques grands axes d’investigation qui pourront servir de socle à une réflexion plus opérationnelle à mener, selon les spécificités de chaque pays. La structure des marchés de l’emploi subsahariens révèle la prépondérance du secteur agricole et de l’économie informelle. La problématique de cette étude est inspirée des travaux RuralStruc conduits par la Banque mondiale et la coopération française (MAEE, ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, AFD, Cirad et FIDA).



A Savoir n°3 | Vers une gestion concertée des systèmes aquifères transfrontaliers

01/11/2010

Les systèmes aquifères, qui représentent souvent une partie très importante des ressources en eau mobilisables d’un pays, sont inégalement connus.
Or, beaucoup plus souvent que les fleuves transfrontaliers, ils sont partagés entre plusieurs pays qui les utilisent généralement de façon indépendante, et souvent intensive, en partie pour l’alimentation en eau potable et pour les usages industriels, mais surtout pour l’agriculture irriguée.

Les utilisations souvent mal contrôlées de ces ressources entrainent dans de nombreux cas des phénomènes de surexploitation et de pollution, qui génèrent à leur tour des tensions locales, avec des risques de crises et de conflits entre pays.
C’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire d’améliorer la connaissance de ces systèmes aquifères et de promouvoir une gestion concertée, équitable et durable de ces ressources.
C'est l'objet du présent guide méthodologique qui présente la panoplie des divers types d’instruments utilisables et propose une démarche progressive, multiforme et pragmatique qui doit permettre d'atteindre ces objectifs dans
l’intérêt commun de toutes les parties impliquées. 

L’élaboration de ce guide méthodologique (troisième partie d’une étude plus globale) a été précédée d’importants travaux préparatoires :

  • en première partie : un constat préliminaire et une analyse générale incluant une identification des dynamiques en cours sur les plans législatif, institutionnel et technique ; une identification des grands enjeux et une analyse de quelques expériences de gestion de certains aquifères transfrontaliers (Sahara septentrional, Iullemeden, Guarani, Grès Nubiens, nappe du Rhin supérieur, nappe du Carbonifère, nappes du Genevois et du Stampriet) ;
  • en deuxième partie : des études de cas détaillées de sept systèmes aquifères transfrontaliers représentant des enjeux importants (aquifères du bassin du Mékong, bassin côtier Ghana-Togo-Bénin, bassin du Lac Tchad, bassin sénégalo-mauritanien, Taoudeni-Tanezrouft, Iullemeden, aquifères de la Montagne et aquifère Côtier partagés entre les Territoires palestiniens et Israël).

Ces travaux seront diffusés très prochainement sur les sites des partenaires de l’étude.



Archives

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus